°° Dom Juan °°

°° Dom Juan °°
Titre: Dom Juan
Auteur: Molière

Résumé de l'acte I: Gusmon, écuyer de Done Elvire, converse avec Sganarelle, valet de Dom Juan. Il ne comprend pas que Dom Juan ait abandonné Done Elvire, qu'il avait épousée après l'avoir enlevée du couvent.

Sganarelle, désinvolte, répond aux interrogations de Gusman. Il lui enlève ses illusions et esquisse un portrait de son maître, libre penseur, "grand seigneur méchant homme" et " épouseur à toutes mains" . Arrive Dom Juan : il confie à Sganarelle que seule la conquête l'intéresse. Il évoque l'inconstance de l'amour et dévoile à son valet le secret de son propre caractère : il ne peut s'attacher à aucune femme, et rêve, tels les grands conquérants, de succès sans cesse recommencés. Le voici libre de se lancer dans une nouvelle "entreprise amoureuse" : il s'agit d'enlever une belle, au cours de la promenade en mer que lui offre son fiancé. Mais survient Elvire, douloureuse et indignée. Elle reproche à Dom Juan sa trahison et lui demande des comptes. Dom Juan se réfugie dans une impudente hypocrisie et lui répond avec le cynisme le plus odieux. Elvire appelle sur lui la punition du ciel et le quitte en le menaçant de sa vengeance. Dom Juan, impassible, s'apprête à mener à bien "l'entreprise amoureuse" dont il a parlé à Sganarelle

Mon opinion: Je dois avouer que la fin m'a un peu déçue. Si l'on veut une fin emplie de bons principes, on aimera le livre mais pour mon compte, j'aurai préféré une histoire où Dom Juan est et continue à être égal à lui-même. On retrouve un personnage nommé Sganarelle, qui se prend aussi, pendant un acte, pour un médecin. Petit plus: la dernière réplique Sganarelle.

Extrait:
DOM JUAN. – Eh bien ! je te donne la liberté de parler et de me dire tes sentiments.
SGANARELLE. – En ce cas, Monsieur, je vous dirai franchement que je n'approuve point votre méthode, et que je trouve fort vilain d'aimer de tous côtés comme vous faites.
DOM JUAN. – Quoi ? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos coeurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre coeur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs, je me sens un coeur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:02

Modifié le vendredi 22 août 2008 12:04

°° Splendeur et décadence de Katie Castle °°

°° Splendeur et décadence de Katie Castle °°
Titre: Splendeur et décadence de Katie Castle
Auteur: Rebecca Campbell

Présentation de l'éditeur: Katie a les dents longues et la langue bien pendue. Ces atouts - entre autres - lui ont permis de décrocher un super job dans le monde si fermé de la mode, un charmant et riche fiancé et une maison de rêves dans un quartier huppé de Londres. Seule ombre au tableau : sa belle-mère, accessoirement également sa patronne, qui règne d'une main de fer sur la vie e son fiston. Or, le jour où Katie ne résiste pas au charme du chauffeur, belle-maman mettra tout en œuvre pour la ruiner...Heureusement, Katie a plus d'un tour dans son sac à main... griffé, bien sûr.

Mon opinion: Un bon moment mais sans plus. L'action a du mal à démarrer et le fin est trop précipitée. J'aurai préféré que Katie retombe sur ses pattes toute seules, le livre aurait été plus intéressant.

Extrait: Je m'appelle Katie Castle. Ceci est mon histoire. A une époque, j'avais tout ce dont une femme peut rêver.Je l'ai perdu avant de regagner, enfin pas complètement pour être tout à fait franche (ce qui, je dois l'avouer, n'est pas mon fort). Cette histoire est surtout la mienne, mais y apparaissent aussi, dans le désordre:
- Penny, ma patronne, la femme de Hugh
- Hugh, le mari de Penny
- Liam, ma Grosse Erreur
- Jonah, qui a failli être une plus grosse erreur encore, mais qui s'ets révéle une Bonne Chose
- Veronica, ma fidèle et royale servante jusqu'à un certain point et
- Ludo, le fils adoré de Penny et Hugh, qui était, au tout début, au moment où je parle, mon chéri, mon fiancé.
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# Posté le dimanche 22 avril 2007 14:36

Modifié le vendredi 27 avril 2007 12:44

°° Le jardin secret d'Alice °°

°° Le jardin secret d'Alice °°
Titre: Le jardin secret d'Alice
Auteur: Rebecca Campbell

Présentation de l'éditeur: Alice est une jeune fille comme les autres, peut-être un petit peu trop rêveuse. Le problème - si c'en est un ! -, c'est qu'elle préfère - et de loin ! - son monde imaginaire fait de rêves et de fantasmes, aux dures et tristes réalités de la vie. Alors quand un jeune homme lui sourit juste avant de se faire écraser par une voiture, elle en tombe aussitôt amoureuse, lui inventant une vie de martyre romantique. Et quand elle rencontre un aristocrate qui ressemble à son amoureux décédé, elle voit en lui son prince charmant. Mais le plus beau dans la vie rêvée d'Alice, c'est sans doute Andrew, son collègue amoureux transi qui lui, pourtant, appartient bel et bien au monde réel...

Mon avis personnel: Un bon livre mais j'ai pas accroché plus que çà. L'histoire d'une fille qui tombe amoureuse d'un garçon qu'elle voit mourrir ne me semble pas très réel. Surtout qu'après elle rencontre qqn qui ressemble étonnament au Garcon Mort.. Cà en fait un peu trop pour moi..

Extract: Alice n'avait jamais parlé du garçon mort. Malgré son désir lancinant, elle n'avait jamais senti la douceur de son abondante chevelure noire, frôlant leurs deux visages avec un charme sensuel et désinvolte. Elle n'avait jamais senti ses lèvres pleines au dessin slave, qui faisaient si facilement la moue - non pas la moue de l'enfant gâté ou de l'adolescent renfrogné, mais le petit 'oh', la moue de pur étonnement, de surprise à l'arrivée fulgurante de la mort.

# Posté le dimanche 29 avril 2007 08:17

Modifié le vendredi 22 août 2008 12:06

°° Journal °°

°° Journal °°
Titre: Journal
Auteur: Anne Franck

Résumé: C'est d'abord pour elle seule qu'Anne Frank entreprend l'écriture de son journal le 12 juin 1942. Elle reçoit son cahier pour ses douze ans. Elle le tiendra jusqu'au 1er août 1944. Du haut de ses treize ans, Anne Frank s'adresse à la postérité. Au fil d'un récit alerte et chaleureux, elle décrit à sa "chère Kitty" imaginaire sa pénible vie clandestine. Car Anne et les siens vivent cachés dans "l'annexe" des bureaux paternels. L'occasion pour la jeune fille d'observer et de consigner dans son précieux cahier les comportements de chacun, d'analyser avec une maturité étonnante les tensions psychologiques dont vibre le quotidien. elle s'adresse directement à "elle" comme à une amie, à une confidente à qui elle fait part de ses joies et ses peines. Elle nous raconte son histoire, ses petites histoires d'amour avec Peter le fils Van Daan, ses disputes, ses critiques, ses peurs et ses colères et la difficulté de vivre enfermés et sous la menace d'être découverts .. On peut aussi voir une jeune fille tourmentée à cause de la guerre, la peur de vivre cachée, elle se pose d'autant plus de questions qu'elle est en pleine adolescence. Elle y confie aussi sa peur, ses rêves et ses ambitions (le rêve d'Hollywood), ainsi que ses premières amours et ses réflexions sur la religion.

Mon opinion: Un livre intéressant. Au début, je pensais plus que le livre allait parler des camps de concentration. Même si on parle plus de leur cache, je n'ai pas été déçue car on peut avoir un aperçu de l'horreur que les Juifs cachés ont vécu. Même s'ils était cachés en vie, ils ne vivaient pas vraiment, terrés comme des rats, n'osant pas bouger ni respirer de peur d'être découvert.

Extrait:
Chère Kitty,

" Un fatras de contradictions " sont les derniers mots de ma lettre précédente, et les premiers mots de celle-ci. " Fatras de contradictions ", peux-tu m'expliquer ce que c'est au juste ? Que signifie contradiction ? Comme tant d'autres mots, il a deux sens : contradiction extérieure, et contradiction intérieure.

Le premier sens s'explique simplement : ne pas se plier aux opinions d'autrui, savoir mieux que l'autre, avoir le dernier mot, enfin toutes les caractéristiques désagréables pour lesquelles je suis bien connue. Mais en ce qui concerne le second, je ne suis pas connue, c'est là mon secret.

Je te l'ai déjà dit, mon âme est pour ainsi dire divisée en deux. La première partie héberge mon hilarité, mes moqueries à propos de tout, ma joie de vivre et, surtout, ma tendance à tout prendre à la légère.J'entends par là : ne pas me choquer des flirts, d'un baiser, d'une embrassade ou d'une histoire inconvenante. Cette première partie est toujours aux aguets, repoussant l'autre, qui est plus belle, plus pure et plus profonde. Le beau côté de la petite Anne, personne ne le connaît, pas vrai ? C'est pourquoi si peu de gens m'aiment vraiment.(...)

Je tremble de peur que tous ceux qui me connaissent telle que je me montre toujours ne découvrent que j'ai un autre côté, le plus beau et le meilleur. J'ai peur qu'ils ne se moquent de moi, ne me trouvent ridicule et sentimentae, ne me prennent pas au sérieux. J'ai l'habitude de ne pas être prise au sérieux, mais c'est " Anne la superficielle " qui y est habituée et qui peut le supporter : l'autre, celle qui est " grave et tendre " n'y résisterait pas. Lorsque, vraiment, je suis arrivée à maintenir de force devant la rampe la bonne Anne pendant un quart d'heure, elle se crispe et se contracte comme une sainte Nitouche aussitôt qu'il faut élever la voix, et , laissant la parole à la Anne n°1, elle a disparu avant que je ne m'en aperçoive.

Anne la tendre n'a donc jamais fait une apparition en compagnie, pas une seule fois, mais dans la solitude, sa voix domine presque toujours. Je sais exactement comment j'aimerais être puisque je le suis...intérieurement, mais hélas ! je reste seule à le savoir. Et c'est peut-être, non, c'est certainement la raison pour laquelle j'appelle ma nature intérieure : heureuse, alors que les autres trouvent justement heureuse ma nature extérieure. A l'intérieur de moi, Anne la Pure m'indique le chemin ; extérieurement, je ne suis rien d'autre qu'une biquette détachée de sa corde, folle et pétulante.

# Posté le lundi 14 mai 2007 03:59

Modifié le jeudi 07 février 2008 11:39

Victimisation

Voilà, j'ai été victimisé par mabiblio41

7 choses à faire avant de mourir :
- Finir mes études
- Aller aux States
- Collectioner une édition rare de Shakespeare
- Eviter de finir vieille fille avec des chats
- Etre heureuse
- Conserver ses amitiés qui me tiennent à coeur
- Aller à un festival de rock/techno

7 choses que tu sais bien faire :
- Lire
- Dormir
- Dire la connerie qui tue
- Faire la fête
- Blablater sur tout et sur rien
- Etre là pour mes amis
- ST ROCH!

7 célébrités que tu admires :
- Jean-baptiste Baronian
- Mary Higgins Clark
- Orlando Bloom
- MacDreamy
- Mon prof d'interp' (et oui..)

7 phrases que tu dis souvent :
- Et là, c'est le drame
- Mais c'est énorme!
- Qu'est ce que c'est chiant
- Merde
- Casse-toi sale chat!
- Mais n'importe quoi..
- Ben voilà quoi

7 groupes/chanteurs que tu aimes :
- Jimmy Eat World
- The Postal Service
- Jackson Waters
- Story of the year
- Aly & AJ
- Rock 'rd Roll Soldiers
- Dima Bilan

Mes victimes:
comme-un-roman
lecturefantastic
bOok-addicted
lovebookin
misslecture
mondedalice
dreamnbooks

# Posté le mercredi 16 mai 2007 13:03