°° Le Prince des Marées °°

°° Le Prince des Marées °°
Titre original: The Prince of Tides
Auteur: Pat Conroy

Résumé: Tom, Luke et Savannah ont grandi au paradis, dans le sud faulknérien, sur la petite île de Melrose où leur père pêchait et leur mère régnait par sa beauté. Comment survivre à tant de bonheur et de poésie ? Leur enfance éblouie et perdue préfigure les drames inévitables de l'âge adulte. Parce qu'ils refusent de mûrir, de vieillir, leurs rêves d'art, d'exploits, de justice vont se heurter à la brutalité du monde réel. La géniale et tragique Savannah et ses frères affrontent l'amour, la solitude et la peur de vivre avec une ironie désespérée. De leurs blessures inguérissables naissent des fous rires sans fin et une immense tendresse. Entre l'émotion et la vivifiante intelligence, Le Prince des Marées est un de ces livres magiques qui peuvent vous briser le c½ur, un de ceux que l'on n'oublie jamais.

Mon opinion: Franchement l'épaisseur du livre m'a fait douter au début, surtout que c'était une lecture obligatoire (ce qui signifie souvent livre barbant) mais j'ai vitre été captivée par l'histoire de cette famille. On a envie de savoir ce qui leur est arrivé et pourquoi Savannah est devenue folle. Cependant, au fur et à mesure de l'histoire, on se rend vite compte que l'auteur en fait un peu des tonnes. Une famille peut vivre beaucoup de choses mais pas autant. Le style de flashback est assez simple à suivre. L'auteur reprend la vue des personnages en ordre par flashback et ne les mélange pas plic ploc. Donc un libre assez intéressant en fin de compte même si par moments, les descriptions (trop longues) sont plus que barbantes. Mais bon, çà me donne quand même l'envie de lire d'autres livres de Pat Conroy.

Extrait:
Le lendemain, mon père partit pour la Corée et disparut un an dans une nouvelle guerre. Il nous éveilla tous les trois de bon matin. Il posa un baiser brutal sur nos trois joues. Ce fut la dernière fois que mon père m'embrassa jamais. Luke fut incapable de marcher pendant une semaine. Mais je pus arpenter sans père les trottoirs d'Atlanta, heureux comme un pape qu'il fût parti.

Le soir, dans le secret de murmures défendus, je priais pour que son avion fût abattu. Mes prières fleurissaient comme des tirs antiaériens dans le profond sommeil des enfants. En rêve, je le voyais surgir du ciel en flammes, il avait perdu le contrôle, il mourait. Il ne s'agissait pas de cauchemars. Tels étaient les doux rêves de bonheur d'un enfant de six ans qui avait subitement compris qu'il était né dans la maison de son ennemi.

J'ai souvent gravi les flancs de Stone Mountain depuis ce jour. Toujours m'attendait au sommet un petit garçon de six ans qui redoutait l'approche de son père. Ce petit garçon, cet homme inachevé, il vit dans la mémoire de la montagne. Quand je grimpe, je découvre les brèches invisibles dans le granite où j'entendis jadis mon père me traiter de fillette. Je n'oublierai jamais les paroles de mon père ce jour–là, ni la douleur sur mon visage après qu'il m'eut giflé, ni la vue du sang sur le pantalon de mon frère. Je ne comprenais pas, mais je savais au moins que je voulais prendre modèle sur ma mère. De ce jour-là, je répudiai la part de moi qui me venait de lui, de ce jour-là je détestai être né mâle.

Lu en anglais
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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 15:27

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 17:18

°° Obabakoak °°

°° Obabakoak °°
Titre original: Obabakoak
Auteur: Bernardo Atxaga

Présentation de l'éditeur: Chronique d'un monde oublié, Obabakoak a été salué en Espagne comme un acte de naissance. De la littérature basque contemporaine, entre autres. L'exploration d'une enfance rurale, une dérive en terre étrangère, l'éloge et l'illustration du plagiat érigé en genre littéraire servent ici de prétexte à
Une série d'incursions dans la bibliothèque universelle. D'un conte soufi réécrit à un hommage amusé à Jorge Luis Borges, ce recueil de contes et de nouvelles reliés par un subtil fil narratif se livre à une archaïque passion : éblouir le lecteur en lui voilant et dévoilant au gré des histoires son propre destin fait de solitude et de fatalité mêlées. « On y découvre l'histoire du bâtard qui s'était enfui à onze ans du village pour devenir sanglier blanc, du gamin basque tombé amoureux d'une fillette hambourgeoise qui lui est apparue comme une madone dans la flamme d'un cierge à l'église, de l'institutrice solitaire dans un village hostile, de la poule Frankie et du pépé qui mesurait tous les jours la croissance de la luzerne ; le récit d'un séjour en Castille dans un bled perdu de deux cents âmes, Vilamediana (soleil, champ, vide, Corbeau, brebis), et l'évocation des singuliers personnages qu'un oisif peut y observer et écouter (les bergers, la faune des deux cafés, un nain philosophe). Mais vous aurez aussi l'occasion d'aller en pirogue chez les Indiens d'Amazonie en compagnie d'une future Irlandaise, de débattre sur l'importance du plagiat en littérature, de suivre à Ispahan le valet d'un conte soufi, d'assister à un assassinat cruel dans l'Himalaya, et surtout de beaucoup apprendre sur le danger gravissime qu'il y a à laisser un lézard s'introduire dans votre oreille. »

Mon opinion: Ce livre ne m'a pas tellement plu. En fait, seulement la troisième partie est digne d'intérêt et compréhensible? Je ne vois toujours pas le lien entre les trois parties du livre et entre les différentes sous parties entre elles. Heureusement que la troisième partie était plus passionnante à lire, surtout grâce aux légendes introduites par les personnages. Cependant, ce n'est suffisant pour en faire un bonne lecture.

Extrait:


Lu en espagnol

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 07:39

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 17:18

°° Le portait de Dorian Gray °°

°° Le portait de Dorian Gray °°
Titre original: The picture of Dorian Gray
Auteur: Oscar Wilde

Résumé: Dorian Gray est un jeune homme d'une très grande beauté. Son ami artiste peintre Basil Hallward est obsédé par cette dernière et en tire toute son inspiration. Sa fascination pour le jeune homme le mène à faire son portrait, qui se révèle être la plus belle ½uvre qu'il ait jamais peinte, et qu'il ne souhaite pas exposer. Dorian va faire la connaissance de Lord Henry, dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la fascination et de la perversion que ce dernier pourrait avoir pour son idéal de beauté, "cette nature simple et belle", Basil demande à Lord Henry de ne pas tenter de le corrompre. Mais Dorian se laisse séduire par les théories sur la jeunesse et le plaisir de ce nouvel ami qui le révèle à lui-même en le flattant. Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait peint par Basil Hallward. Il souhaite que le tableau vieillisse à sa place pour que lui, Dorian Gray, garde toujours sa beauté d'adolescent.

Mon opinion:

Extrait: "Comme c'est triste! Je vais devenir vieux, horrible, effrayant. Mais ce tableau n'aura jamais un jour de plus qu'en cette journée de juin... Si seulement ce pouvait être le contraire! Si c'était moi qui restais jeune, et que le portrait lui vieillit! Pour obtenir cela, pour l'obtenir, je donnerais tout ce que j'ai! Oui, il n'y a rien au monde que je refuserais de donner! Je donnerais mon âme pour l'obtenir! "
°°°
Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait, prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. - Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. - Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui souriait sur la toile. Il y avait quelque chose dans son expression qui le remplit de dégoût et de répugnance. Grands dieux ! C'était le visage de Dorian Gray qu'il regardait ! L'horreur, quelle qu'elle fût, n'avait pas encore entièrement ravagé sa stupéfiante beauté. Il restait encore des reflets d'or dans la chevelure qui s'éclaircissait et un peu de rouge sur la bouche sensuelle. Les yeux bouffis avaient gardé quelque chose de la beauté de leur bleu. Le contour des narines et le modelé du cou n'avaient pas encore perdu complètement la noblesse de leurs courbes. C'était bien Dorian. Mais qui avait peint ce tableau ? Il lui semblait reconnaître son coup de pinceau. Quant au cadre, il était de lui. C'était une idée monstrueuse et pourtant il eut peur. Il prit la chandelle allumée et la tint devant le portrait, Son nom figurait dans le coin gauche, tracé en longues lettres d'un vermillon brillant

Lu en anglais

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 11:40

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 16:44

°° La maison aux esprits °°

°° La maison aux esprits °°
Titre original: La casa de los espíritus
Auteur: Isabel Allende

Résumé: Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes.

Mon opinion: Un livre que j'ai choisi pour le cours d'espagnol et qui s'est avéré assez intéressant. Je ne dis pas que c'est de la grande littérature mais le style est assez chouette. Bien sûr, quelques problèmes de vocabulaire se sont posés (ben oui le castillan d'Espagne et du Chili sont un peu différents) mais j'ai survécu. Sinon, j'ai bien apprécié le personnage de Clara (une femme un peu à la masse des fois, fan d'occultisme et qui fait bouger les salières sur la table). Cependant la fin (qui concerne le coup d'état au Chili et la politique) m'ont un peu moins plu mais heureusement la fin rattrape ces quelques malheureux chapitres. Enfin, je conseille ce livre aux personnes qui aiment bien lire des sagas sur des familles dans des pays étrangers (un peu style « terre indigo »).

Extrait: Barrabas arriva dans la famille par voie maritime, nota la petite Clara de son écriture délicate. Déjà, à l'époque, elle avait pris le pli de consigner les choses importantes et plus tard, quand elle devint muette, de mettre par écrit les banales, sans se douter que cinquante ans plus tard, ses cahiers me serviraient à sauver la mémoire du passé et à survivre à ma propre terreur. Le jour de l'arrivée de Barrabas était Jeudi saint. Il débarqua dans une cage indigne, couvert de ses propres excréments et urines, avec un regard égaré de prisonnier misérable et sans défense, mais on pressentait déjà –à son port de tête royal et aux proportions de son ossature- le géant légendaire qu'il allait devenir. C'était un jour de torpeur automnale qui ne laissait en rien présager les événements que la fillette consigna pour en garder souvenir et qui se produisirent durant l'office de midi, à la paroisse de Saint-Sébastien, auquel elle assista avec toute sa famille. En signe de deuil, les saints étaient recouverts de chiffes violettes que les bigotes dépoussiéraient annuellement de l'armoire de la sacristie, et sous ces housses funèbres l'assemblée céleste avait l'air d'un capharnaüm de meubles en instance de déménagement, sans que cierges, encens et gémissements de l'orgue pussent contrecarrer ce déplorable effet. Se dressaient de sombres masses menaçantes en lieu et place des saints en pied avec leurs visages interchangeables à l'expression enchifrenée, leurs perruques soignées en cheveux de morts, leurs rubis, leurs perles, leurs émeraudes de verroterie et leurs accoutrements de nobles florentins.

Lu en espagnol

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 15:11

°° Le Club Dumas, ou l'ombre de Richelieu °°

°° Le Club Dumas, ou l'ombre de Richelieu °°
Titre original: El Club Dumas
Auteur: Arturo Perez-Reverte

Résumé: Corso, mercenaire des bibliophiles, personnage en clair-obscur, se trouve simultanément entraîné dans les passions déchaînées par deux documents à priori sans aucun rapport: un manuscrit de Dumas et un traité de démonologie du Moyen-Âge. Bientôt, il trouve sur sa route une galerie de personnages étranges qui ne semblent pas tous lui vouloir du bien: le sosie de Milady, une jeune fille aux yeux verts, et des livres, encore des livres.

Mon opinion: Encore un livre pour le cours d'espagnol (ben oui faut bien profiter des vacances pour prendre un peu d'avance dans ses cours). Bref, je ne suis pas tout déçue de mon choix. Un bon roman policier et un auteur qui devrait être connu au même rang que Dan Brown. Du suspense tout au long de l'histoire et un grand plongeon dans un monde où littérature et réalité se confondent. Seul point négatif : il faut mieux connaître l'histoire des Trois mousquetaires avant si vous voulez comprendre toutes les références. Quelques nocions des sciences occultes ne vous tuera pas non plus.

Extrait:


Lu en espagnol

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 17:19

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 17:32